Read in English (2016-2017)

Parmi les challenges littéraires que je fais chaque année, le Read in English est mon préféré. L’objectif est de lire un maximum de livres en anglais, sans pression. Il est possible aussi d’essayer de faire mieux que l’année précédente. Pour ma part, mon record fut de lire huit livres en anglais et en une année. J’espère faire beaucoup mieux cette fois-ci.

Mary Hades de Sarah Dalton : Un roman sympathique mais dont la fin reste relativement décevante car je m’attendais à une montée en puissance de l’horreur, à trembler un peu plus mais non. L’auteur a joué la carte de la simplicité en n’osant pas aller jusqu’au bout.

Black Widow, Forever red de Margaret Stohl : Une belle et grosse déception pour ce roman. Je m’attendais vraiment à en apprendre un peu plus sur ce personnage mais non, elle n’apparaît pas avant quelques pages. En le commençant, je pensais qu’il s’agirait plutôt d’expliquer les origines du personnage : comment elle est devenue Black Widow, comment elle est entrée dans le S.H.I.E.L.D… Pas une autre histoire qui ne m’a pas spécialement passionné.

Suicide Squad de Marv Wolfman : Il ne s’agit pas du comics mais de la novellisation du film. J’ai adoré ce dernier et j’ai encore plus adoré sa novellisation qui apporte quelques éclairages sur certains aspects du film (notamment avec des scènes en plus sur Harley Quinn et le Joker). L’auteur s’est aussi beaucoup plus intéressé à la psychologie des personnages, même secondaires. On en apprend un peu plus sur eux, sur leur motivation… Il est vraiment très bien et il se laisse lire facilement.

Six of Crows de Leigh Bardugo : Avec tous les avis positifs que j’ai pu lire, j’étais presque impatiente de le commencer mais, malheureusement, je suis totalement passée à côté. Au début, il manquait juste la petite étincelle mais, au fur et à mesure, c’est plutôt l’ennui qui s’est installé. Ce qui est particulièrement dommage car j’ai tout de même apprécié l’univers et les différentes inspirations que l’auteur a eu pour le créer (les Pays-Bas du 17 siècle, la Russie et les pays nordiques) et il y avait de bonnes idées mais j’ai eu beaucoup de mal à m’intéresser à une grande majorité des personnages. Je passe donc mon tour pour celui-ci et, du coup, je ne suis pas du tout sûre d’en lire d’autres de l’auteur.

+ On the Spartacus Road de Peter Stothard : J’ai adoré le début mais plus j’avançais, plus le livre se montrait décevant. Je m’attendais à  ce que Spartacus et la rébellion des esclaves soient beaucoup plus traités. En réalité, il s’agit plus d’un carnet de bord de l’auteur qui est parti sur les traces de Spartacus mais il part vraiment dans tous les sens. Il y a trop de digressions et, bien souvent, je me suis demandée comment il est arrivé là alors qu’il en était là. Vraiment déçue.

+ How to manage your slaves de Marcus Sidonius Falx et Jerry Toner : Un essai particulier autour de l’esclavage durant la période romain. Il est présenté comme un guide pratique écrit par un Romain. Cela peut prêter parfois à scandale. Pourtant, j’ai trouvé cette forme très intéressante car elle nous permet de lieux comprendre la métalité des Romains autour de cette question. Ensuite, viennent les commentaires de l’auteur qui cite toutes les sources de l’époque qu’il a utilisé pour construire son propos. Presque un coup de coeur.

+ Lord of the flies de William Golding : Un classique de la littérature jeunesse et pourtant… Ce n’est vraiment pas si jeunesse que ça. La narration se fait en dent de scie entre des moments très intéressants et d’autres où c’est vraiment long… Mais j’ai presque oublié ce petit défaut par le fait que le livre est bien plus profond qu’il n’y paraît aux premiers abords. Il y a plusieurs niveaux de lecture, une critique de la guerre, de la société, de la politique… J’y ai aussi vu l’influence des idées de Rousseau. Vraiment très intéressant quand on commence à creuser. En tout cas, grâce au club de lecture de la société littéraire du Trinity, j’ai pu faire une belle découverte en lisant (enfin) ce livre ! Je le recommande.

+ The safest lie d’Angela Cerrito : Ce roman historique s’intéresse à la vie d’Irena Sandler qui sauva de nombreux enfants juifs du ghetto de Varsovie. L’histoire raconte comment Anna a été sauvée par ce réseau, sa nouvelle vie, sa peur constante que son mensonge soit découvert… C’est extrêmement bien écrit et l’auteur a vraiment réussi à nous faire ressentir chacune des émotions de son personnage principal, ses peurs, ses doutes… J’ai même versé quelques larmes à la fin. Bref, une très belle découverte. [article]